Quelles informations trouve-t-on sur le passeport énergétique ?
L’élément essentiel du passeport est l’indice de dépense d’énergie déterminé sur base des besoins en énergie calculés
pour le bâtiment d’habitation. Ce calcul s’effectue selon des règles précises définies par le règlement grand-ducal du
30 novembre 2007. Il en résulte une classification des bâtiments d’habitation selon un système de classes, comparable à
celui des appareils électriques.
Le passeport donne en outre des informations sur les besoins en énergie et les émissions de CO2 du bâtiment concerné.
Il présente par ailleurs des suggestions quant aux mesures d’optimisation énergétique à réaliser dans le cas de bâtiments
existants. Ainsi, par exemple, il y est mentionné comment une isolation supplémentaire des murs extérieurs et l’intégration
d’une installation solaire peuvent influencer les besoins en énergie et donc la classification du bâtiment d’habitation.
L’établissement d’un passeport énergétique et les résultats de celui-ci n’entraînent aucune
obligation de rénovation directe.
L’indice est défini par le rapport entre les besoins en énergie et la surface de référence énergétique.
La surface de référence énergétique correspond à la partie conditionnée de la superficie nette au sol à l’intérieur de
l’enveloppe thermique. Un espace conditionné est un espace dont l’utilisation standard requiert un chauffage ou une
climatisation.
La classe d’isolation thermique ne considère que des besoins en chaleur de chauffage.
L’indice correspond tient compte avant tout de la qualité de l’enveloppe du bâtiment,
c’est-à-dire des murs, des plafonds, des fenêtres et du toit.
Pour le calcul de la classe de performance énergétique, il est tenu compte de tous les facteurs
qui déterminent les besoins en énergie de l’habitation. La production de chaleur de chauffage et d’eau chaude sanitaire
est donc considérée pour déterminer la performance énergétique et environnementale avec laquelle est exploitée l’énergie du
combustible choisi. Il est tenu compte de la manière dont le vecteur énergétique – gaz naturel, mazout ou électricité – est
obtenu et converti avant d’arriver chez le consommateur.
Quelles mesures améliorent votre habitation ?
Murs extérieurs / fenêtres
Dans une maison non isolée, environ 35-45% de la chaleur se perdent par les fenêtres et les murs extérieurs.
Une isolation extérieure permet d’améliorer le comportement énergétique des murs extérieurs.
Elle aura au minimum 12 cm d’épaisseur, mais des épaisseurs de 16-20 cm sont économiquement et techniquement plus
intéressantes. Considérez les fenêtres et les murs extérieurs comme un ensemble.
Plafond du dernier étage
Il est normalement bon marché et facile d’isoler le plafond du dernier étage. Procéder ainsi n’a cependant de sens que
si l’espace sous le toit n’est pas habitable. L’isolation du plafond du dernier étage aura une épaisseur de 18-20 cm.
Pans du toit
Les pans du toit doivent être isolés lorsqu’il est prévu d’aménager le grenier en espace habitable.
L’isolation sous le toit aura une épaisseur d’environ 20 cm. Si la hauteur des chevrons est plus réduite,
il conviendra de l’augmenter par des solives d’enchevêtrure. En cas de renouvellement de la toiture, l’isolation peut
être posée sur les chevrons.
Plafond de la cave
Dans beaucoup de maisons anciennes, ce plafond est une simple dalle de béton non isolée. Une isolation peut être placée
sur la face inférieure. Elle aura une épaisseur de min. 8 cm.